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8 signes qui annoncent une collaboration difficile avec un client en freelance

Comment déceler rapidement les clients à éviter ou ceux avec qui un graphiste ou webdesigner freelance doit faire preuve de fermeté

N’importe quel graphiste webdesigner freelance établi a connu au moins une fois une collaboration difficile avec un client durant son activité indépendante.

Avec l’expérience, certains signes les annoncent clairement et permettent de contourner des collaborations compliquées avec son client qui, le plus souvent, seront vouées à l’échec.

Voici quelques signes qui vous permettront de les déceler et d’éviter le « poing de non-retour ».

Le client veut fixer lui-même le prix de la prestation du freelance

En fonction des souhaits et du brief du client, un devis se calcule (toujours) comme cela :

TARIF JOUR (x) NOMBRE DE JOURS DE TRAVAIL

Dans tous les cas, le client ne doit pas fixer le prix de la prestation après avoir rendu son brief.

Ce cas classique survient assez régulièrement car certains clients confondent « budget » et « tarif de la prestation ». Il ne faut pas tomber dans le piège.

La solution réside dans le fait d’adapter cordialement mais fermement ses prestations au budget du client.

« Je n’ai pas de budget mais… » (1re partie)

« …mais tu seras rémunéré au pourcentage des ventes. »

D’ailleurs, cette phrase va souvent de pair avec « c’est un projet novateur » ou « je sais que ça va faire un carton »

Que ce soit bien clair : ce n’est pas à un freelance, qu’il soit graphiste ou webdesigner, de partager les risques d’un entrepreneur qui souhaite lancer un nouveau produit sur le marché.

Si vraiment le client est persuadé que son projet va révolutionner le monde, c’est un banquier qu’il doit aller voir pour décrocher des fonds pour subventionner son produit. Un graphiste n’est pas un banquier.

Un seul conseil : fuir. Vite. Loin.

Le client souhaite voir une maquette (gratuite) avant de signer le devis du freelance

Et ce pour plein de raisons bien sûr :

  • le client a besoin de se faire une idée ;
  • le client hésite entre 2 ou plusieurs graphistes ;
  • c’est toujours comme ça que le client travaille avec des graphistes et il ne voit pas pourquoi ça changerait…

Ben voyons… Bien évidemment, il ne faut pas accepter. Un portfolio rassemblant ses créations graphiques est là pour conforter le client dans le choix de faire appel à un graphiste freelance.

Dans certains cas, il est possible de deviser une pré-maquette. Mais, dans la plupart des cas, quand la collaboration démarre par une demande de travail gratuit, c’est qu’elle s’annonce mal.

A chacun de juger en fonction de la situation.

Le client ne souhaite payer le freelance que si le résultat lui plaît

Aussi hallucinant que cela puisse paraître, dans le merveilleux métier de graphiste ou webdesigner freelancece genre de proposition existe. Si si.

Imaginez la tête que ferait un peintre ou un maçon à qui un client proposerait un tel contrat !

Le client veut un tarif réduit car il prétend amener ensuite beaucoup de travail au freelance

Bon, autant griller le suspense tout de suite : le client ne ramène jamais plus d’un seul travail, celui qu’il paiera à prix réduit.

Le travail suivant, il sera parti le proposer à un autre graphiste qui acceptera de travailler à prix réduit en croyant qu’il a affaire à un client régulier qui lui amènera plein de travail. Et ainsi de suite.

C’est préférable de réserver ce genre de « cadeau » à un vrai client régulier. Celui à qui, au bout de plusieurs prestations, il sera possible d’accorder un geste commercial. That’s all folks !

« Je n’ai pas de budget mais… » (2e partie)

« …donc je vais étaler les paiements sur 1 ou 2 ans. »

Lu récemment sur un forum (Kob-One pour ne pas le citer), ce genre de proposition ne laisse présager rien de bon. Encore une fois, un graphiste n’est pas le banquier de son client.

De plus, d’un point de vue légal, un client se doit de régler sa facture à 60 jours maximum de la date d’émission. Dans ce genre de cas, plus les paiements s’étalent, moins il y a de chance d’être payé.

Le client laisse « carte blanche »au freelance pour la création

Un client qui laisse « carte blanche » à un graphiste ou à un webdesigner n’est pas forcément un client cool ou souple, c’est d’abord un client qui ne sais pas ce qu’il veut.

Le danger est de s’engager dans une création qui ne correspondra pas à ce que veut le client en son for intérieur.

Pour éviter de perdre du temps (et donc de l’argent), il est nécessaire d’avoir quelques réflexes et poser certaines questions :

  • Le client a-t-il un exemple de création graphique qui lui plait ?
  • Le client a-t-il des couleurs qu’il ne veut surtout pas voir apparaitre ?
  • Le client a-t-il des concurrents dont il trouve la communication ou le site internet bien réalisé ?

Plus le client donne des informations sur ce qu’il aime (ou n’aime pas), moins un graphiste a de chances de se tromper d’axe.

Voilà pourquoi l’idéal est de faire remplir au client un cahier des charges.

« Je n’ai pas de budget mais… » (3e partie)

« …mais ça te fera de la publicité. »

J’ai gardé pour la fin le pire des arguments foireux que pourra vous sortir un client.

Là, c’est carrément un travail gratuit qu’il vous demande. Travail gratuit pour vous, mais qui lui rapportera très certainement de l’argent à lui.

Et la seule publicité que vous fera ce client sera la publicité d’un graphiste gratuit. Ni plus, ni moins.

Quand on est débutant, il ne faut surtout pas travailler gratuitement pour des clients qui se serviront de vous et de vos créations graphiques.

Si vous voulez vous faire la main, le mieux est de travailler sur des projets fictifs pour des entreprises. Rien ne vous empêche de les démarcher par la suite.

Les créations  pourront apparaître dans votre book ou portfolio et là ça vous fera de la vraie pub.

Et pour le fun, je vous met un lien vers LE Tumblr de référence.

Et vous ? Quels sont les signes que vous avez décelés en freelance ?

Cette liste non exhaustive est dorénavant finie. Si vous avez d’autres signes à partager qui annoncent eux aussi une collaboration difficile avec un client, je vous laisse les ajouter en commentaires.

2 réactions à cet article
  1. —  14 mars 2014 à 10:38

    Je n’ai pas de budget mais… (4ème partie)

    Sur ce projet-là, vraiment le budget est ric-rac. Je voulais faire bosser quelqu’un d’autre de moins cher que toi, mais il/elle m’a planté au dernier moment, là je me retrouve dans la m…de, alors au secours quoi.

    D’ailleurs c’est pour ça que je t’appelle ce soir, pour un rendu demain matin, ça te dérange pas de travailler toute la nuit pour la moitié de ton prix/jour habituel ?

    De toute façon, ce que tu fais c’est une passion… A côté de ça tu as un vrai métier j’imagine ? ^^

  2. —  14 mars 2014 à 11:07

    Merci Jérôme pour ton commentaire. C’est vrai que ce cas existe aussi ^^.
    D’ailleurs, je crois qu’on pourrait faire (malheureusement) une liste entière sur le thème « Je n’ai pas de budget mais… ».

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